VMI danger : quels sont les risques de cette ventilation

Maison et jardin

La ventilation mécanique par insufflation (VMI) est une solution de renouvellement d’air intéressant dans certaines situations, mais elle présente aussi des risques qu’il faut connaître avant de l’installer. Parmi ces dangers, on retrouve une mauvaise gestion de l’humidité, une pollution intérieure accrue si elle est mal entretenue et un inconfort thermique en cas de réglage inadapté. Comprendre ces aspects permet d’éviter des problèmes sur le long terme.

Une mauvaise gestion de l’humidité

L’un des principaux risques de la VMI concerne la régulation de l’humidité intérieure. Contrairement à une VMC classique qui extrait l’air vicié, la VMI insuffle de l’air neuf, ce qui peut déséquilibrer le taux d’humidité dans l’habitation.

Accumulation d’humidité

Si l’insufflation ne s’accompagne pas d’une évacuation efficace de l’air chargé en humidité, celle-ci peut stagner dans les pièces humides comme la salle de bain ou la cuisine. Cela favorise l’apparition de moisissures et de champignons sur les murs et plafonds, ce qui peut nuire à la qualité de l’air et dégrader les matériaux.

Assèchement de l’air

À l’inverse, une VMI trop efficace dans l’insufflation d’air sec peut entraîner un assèchement de l’air ambiant, provoquant des irritations des voies respiratoires, des problèmes de peau et une sensation d’inconfort, notamment en hiver lorsque l’air extérieur est déjà très sec.

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Un risque de pollution intérieure accrue

La VMI ne filtre pas toujours efficacement les particules et polluants présents dans l’air extérieur, ce qui peut entraîner une dégradation de la qualité de l’air intérieur.

Insufflation d’air pollué

Si l’habitation se situe dans une zone urbaine ou industrielle, l’air extérieur peut contenir des particules fines, du pollen ou des polluants chimiques qui sont directement insufflés à l’intérieur sans filtration efficace. Cela peut avoir des conséquences sur la santé, en particulier pour les personnes souffrant d’allergies ou de problèmes respiratoires.

Mauvais entretien des filtres

Les filtres d’une VMI doivent être remplacés régulièrement pour garantir un air propre. S’ils sont encrassés, ils deviennent inefficaces et laissent passer poussières, pollens et autres contaminants, aggravant ainsi la pollution intérieure plutôt que de l’améliorer.

Un inconfort thermique possible

La gestion de la température de l’air insufflé est un enjeu majeur avec une VMI. Mal adaptée, elle peut créer des sensations d’inconfort thermique pour les occupants.

Air froid en hiver

En hiver, si l’air extérieur est directement insufflé sans être préchauffé, cela peut créer des courants d’air froid et refroidir certaines pièces. Une mauvaise installation ou un réglage inadapté peuvent réduire la température ambiante, augmentant ainsi la consommation de chauffage pour compenser la perte de chaleur.

Air chaud en été

En période estivale, la VMI peut injecter un air extérieur plus chaud que l’air intérieur, ce qui alourdit la charge des systèmes de climatisation et peut rendre certaines pièces inconfortables, notamment sous les toits ou dans les zones exposées au soleil.

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Une consommation énergétique non négligeable

Une VMI fonctionne avec un moteur qui insuffle de l’air en permanence. Cette ventilation active entraîne une consommation d’électricité qui peut devenir significative selon le modèle choisi et son utilisation quotidienne.

Coût électrique

Un système de VMI classique consomme en moyenne entre 30 et 100 watts par heure. Sur une année, cela représente une dépense électrique pouvant aller de 50 à 200 euros, selon le tarif de l’électricité et le réglage de l’appareil.

Impact environnemental

Une consommation énergétique élevée signifie aussi une empreinte carbone plus importante. Dans une logique d’économie d’énergie, certains préfèrent des solutions plus passives comme une VMC hygroréglable qui ajuste son fonctionnement selon le taux d’humidité.

Une installation qui doit être bien maîtrisée

L’efficacité d’une VMI repose en grande partie sur une installation adaptée aux caractéristiques du logement. Une pose mal conçue peut entraîner des déséquilibres dans la circulation de l’air.

Placement de l’insufflation

L’air doit être insufflé dans un endroit stratégique pour assurer une bonne diffusion sans courants d’air excessifs. Un mauvais positionnement peut créer des zones de stagnation ou un inconfort pour les occupants.

Compatibilité avec l’isolation

Une VMI fonctionne bien dans un logement bien isolé, mais si l’habitation présente des fuites d’air importantes, son efficacité peut être compromise. Il est nécessaire d’identifier ces points faibles avant son installation pour éviter les pertes d’efficacité.

La ventilation mécanique par insufflation peut présenter des avantages dans certains contextes, mais il est essentiel de connaître ses limites et les précautions à prendre pour éviter ces risques. Une installation bien conçue et un entretien régulier sont les clés pour minimiser ses inconvénients et garantir un air sain et confortable au sein du logement.

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Écrit par

Julien

Je suis Julien, paysagiste spécialisé en permaculture et co-fondateur de Soleilpourtous.fr. Avec Élodie, ingénieure en énergies renouvelables, nous accompagnons les particuliers et les professionnels dans leur transition écologique. Notre approche est pratique et accessible : nous partageons des solutions concrètes pour optimiser votre consommation énergétique, aménager un jardin durable et adopter un mode de vie plus respectueux de l’environnement. Notre mission ? Vous aider à allier économie, autonomie et écologie pour un avenir plus vert et plus résilient.